Zinguerie de toiture : faîtage, noue, solin, closoir et gouttières, prix et points faibles
Mis à jour le 4 septembre 2026, aides et prix arrêtés au 1er septembre 2026. Sources listées en bas de page.
La zinguerie regroupe tous les ouvrages métalliques qui rendent un toit étanche à ses points singuliers : faîtage, noues, solins, closoirs, rives, chéneaux et gouttières. En 2026, les gouttières se posent 15 à 70 €/ml en PVC, 35 à 85 €/ml en zinc, 30 à 105 €/ml en aluminium et 70 à 200 €/ml en cuivre. C'est là que se déclarent la plupart des infiltrations, et c'est aussi ce qui se reprend le plus souvent sans refaire la couverture.
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Dans ce dossier
- Les sept ouvrages à connaître
- Prix des gouttières au mètre
- PVC, zinc, aluminium ou cuivre
- Dimensionner pour la pluie ligérienne
- Faîtage scellé ou à sec
- Noues, solins et souches
- Reconnaître une zinguerie en fin de vie
- Le chéneau des maisons de bourg
- L'entretien qui évite la réfection
- Questions fréquentes
Les sept ouvrages que recouvre le mot zinguerie
Un toit n'est pas seulement une surface de tuiles ou d'ardoises. Il comporte des arêtes, des angles rentrants, des pénétrations et des bords, et chacun de ces points demande une pièce métallique façonnée. C'est le métier du couvreur zingueur.
| Ouvrage | Rôle | Signe qu'il faiblit |
|---|---|---|
| Faîtage | ferme la ligne haute entre les deux versants | faîtières descellées, fuite sur toute la longueur du rampant |
| Arêtier | couvre l'arête saillante entre deux pans | mêmes symptômes, sur une ligne oblique |
| Noue | évacue l'eau dans l'angle rentrant entre deux pans | coulure intérieure dans l'angle, mousses accumulées |
| Solin | raccorde la couverture à un mur ou à une souche de cheminée | auréole toujours au même endroit près de la souche |
| Closoir | ventile sous faîtage tout en bloquant l'eau et les nuisibles | condensation dans les combles, oiseaux sous les tuiles |
| Rive | ferme le bord latéral du toit | bandeau taché, tuiles de rive descellées |
| Chéneau et gouttière | collectent et évacuent l'eau de pluie | débordement, rive humide, façade lessivée |
Une conclusion pratique découle de ce tableau : la majorité des infiltrations n'ont pas pour origine la couverture elle-même, mais l'un de ces sept points. C'est une bonne nouvelle, parce qu'un solin se reprend pour 200 à 450 €/intervention quand une réfection complète coûte 13 000 à 32 000 € pour 100 m².
Le prix des gouttières au mètre linéaire
| Matériau | Prix 2026 posé | Durée de vie | Pour 26 ml |
|---|---|---|---|
| PVC | 15 à 70 €/ml | 15 à 25 ans | 390 à 1 820 € |
| Zinc | 35 à 85 €/ml | 30 à 50 ans | 910 à 2 210 € |
| Aluminium | 30 à 105 €/ml | 30 à 40 ans | 780 à 2 730 € |
| Cuivre | 70 à 200 €/ml | plus de 70 ans | 1 820 à 5 200 € |
Ces prix comprennent la fourniture, les crochets, les naissances et la pose, mais rarement les descentes, souvent comptées à part au mètre. Un devis lisible sépare les lignes : mètres de gouttière, nombre de descentes, nombre de dauphins en pied de descente, raccordement au réseau d'eaux pluviales ou rejet en pied de mur.
Un poste passe souvent à la trappe : la dépose et l'évacuation de l'ancienne gouttière, en particulier si elle est en fibrociment, ce qui arrive sur les bâtiments d'avant 1997. Le désamiantage se chiffre alors séparément (35 à 65 €/m²).
PVC, zinc, aluminium ou cuivre : comment choisir
Le PVC reste le choix économique. Il se pose vite, ne rouille pas, et se remplace pour un prix modeste. Ses limites : il se dilate fortement, ce qui impose des joints de dilatation bien exécutés, il devient cassant sous l'ultraviolet après quinze ou vingt ans, et il fait peu de cas de l'aspect sur une maison ancienne.
Le zinc est le standard des maisons de bourg ligériennes. Il se façonne sur place, se soude, prend une patine grise homogène et dure trente à cinquante ans. Il craint deux choses : le contact avec le cuivre, et les eaux stagnantes chargées de débris végétaux acides, qui le percent par l'intérieur.
L'aluminium laqué offre un compromis intéressant, avec des gouttières souvent posées en continu, sans joint, par une machine à profiler installée sur le chantier. Absence de soudure, donc absence de fuite au joint. Le coloris se choisit, ce qui plaît sur du bâti récent.
Le cuivre est le plus durable et le plus cher. Il se justifie sur une maison de caractère, notamment quand la couverture est en ardoise naturelle et que l'architecte des Bâtiments de France demande une descente discrète et patinée. Une règle absolue accompagne ce choix : pas un gramme de zinc en aval du cuivre dans le circuit d'eau.
Dimensionner pour la pluie ligérienne
Le calcul d'une évacuation d'eaux pluviales dépend de la surface de toit collectée et de l'intensité de pluie retenue, selon les règles du DTU 60.11. Sur le terrain, deux paramètres décident : la section de la gouttière et le nombre de descentes.
| Département | Pluie annuelle | Jours de pluie | Ce que cela implique |
|---|---|---|---|
| Loire-Atlantique | 819 mm | 118 jours | sections généreuses et deux descentes minimum par versant long |
| Maine-et-Loire | 673 mm | 111 jours | sections courantes, nettoyage régulier suffisant |
| Mayenne | 744 mm | 116 jours | sections courantes, nettoyage régulier suffisant |
| Sarthe | 683 mm | 112 jours | sections courantes, nettoyage régulier suffisant |
| Vendée | 852 mm | 119 jours | sections généreuses et deux descentes minimum par versant long |
La Vendée et la Loire-Atlantique reçoivent 852 et 819 mm de pluie par an, contre 673 mm en Maine-et-Loire. La différence ne tient pas seulement au cumul : sur le littoral, la pluie arrive souvent par grains, poussée par un vent d'ouest qui plaque l'eau contre les rives et charge la gouttière plus vite qu'un calcul moyen ne le prévoit.
Trois règles pratiques en découlent. Une descente pour dix à douze mètres de gouttière au maximum sur les versants exposés. Une pente de gouttière de trois à cinq millimètres par mètre, ni plus ni moins : trop peu, l'eau stagne ; trop, elle passe devant la naissance lors des gros orages. Et un crochet tous les cinquante centimètres au plus, davantage sur les versants qui reçoivent des paquets de neige fondante, rares mais réels avec un à quatre jours de neige par an selon la station.
Faîtage scellé ou faîtage à sec
Le faîtage traditionnel se scelle au mortier de chaux : les faîtières sont posées sur un bain de mortier qui les cale et bloque l'eau. C'est robuste, esthétique sur du bâti ancien, mais rigide : le mortier fissure avec les mouvements de charpente et se refait tous les vingt à trente ans.
Le faîtage à sec repose sur un closoir souple ventilé, agrafé sur la ligne de faîte, et sur des faîtières vissées. Il ne fissure pas, se démonte, et surtout il ventile la sous-toiture, ce qui devient déterminant dès que les rampants sont isolés. C'est la solution recommandée sur une réfection avec isolation.
Sur une maison de bourg en secteur patrimonial, l'aspect compte : un closoir mal choisi laisse apparaître une bande grise sous les faîtières. Les fabricants proposent des closoirs teintés, à demander explicitement au devis.
Noues, solins et souches de cheminée
La noue est l'angle rentrant où se rejoignent deux versants. Toute l'eau des deux pans y transite, ce qui en fait le point le plus sollicité du toit. Une noue en zinc mal dimensionnée, ou encombrée de feuilles et de mousses, déborde sous les tuiles et provoque une infiltration à l'intérieur de la maison, souvent visible en haut d'un mur de refend.
Les noues se nettoient au moins une fois par an sur les maisons entourées d'arbres. Une reprise complète relève de l'infiltration complexe, chiffrée 400 à 2 500 €/intervention, car elle suppose de déposer plusieurs rangs de couverture de part et d'autre.
Le solin raccorde la couverture au mur ou à la souche de cheminée. Trois techniques coexistent : le solin au mortier, simple et fragile ; le solin avec bande porte-solin encastrée dans une saignée du mur, plus durable ; et le solin en plomb façonné, qui épouse la forme des tuiles et reste la référence sur une souche ancienne. Une souche de cheminée qui fuit demande souvent une reprise complète de sa maçonnerie et de son couronnement, ce qui dépasse le seul travail de couverture.
Un point de vigilance sur les cheminées désaffectées : beaucoup de propriétaires les font simplement obturer. Une souche non ventilée, mal couverte, laisse entrer l'eau par la tête et la conduit jusqu'au plancher des combles. Une chapeau de souche ou une déconstruction en dessous du toit règle la question définitivement.
Reconnaître une zinguerie en fin de vie
Quatre observations depuis le sol suffisent souvent. Le bandeau de rive présente des traînées vertes ou noires, signe que l'eau passe derrière la gouttière. La façade est lessivée sous un point précis, signe de débordement chronique. Une descente présente une bosse ou un décrochement, signe de gel ou de choc. Et des végétaux poussent dans la gouttière, ce qui n'arrive que sur un ouvrage qui accumule depuis des années.
Depuis les combles, deux autres indices comptent : une trace sombre sur un chevron le long d'une noue, et une odeur d'humidité persistante près d'une souche de cheminée. Le dossier consacré aux fuites détaille ce diagnostic pas à pas.
Un couvreur consulté à ce stade coûte le prix d'un diagnostic (150 à 300 €/intervention), et ce diagnostic évite parfois plusieurs milliers d'euros de reprise de charpente. C'est l'un des rares endroits où une visite préventive se rentabilise vraiment.
Le chéneau encaissé des maisons de bourg
Dans les centres anciens d'Angers, de Saumur, du Mans ou de Guérande, beaucoup de maisons mitoyennes n'ont pas de gouttière apparente. L'eau est collectée par un chéneau encaissé, sorte de canal de zinc posé dans l'épaisseur de la maçonnerie ou derrière un acrotère, invisible depuis la rue. Cette solution, imposée par l'alignement bâti et souvent par l'architecte des Bâtiments de France, concentre à elle seule une part importante des sinistres de toiture en centre-ville.
Sa faiblesse tient à sa position. Un chéneau extérieur qui déborde mouille une façade ; un chéneau encaissé qui déborde ou se perce envoie l'eau à l'intérieur du mur, entre la maçonnerie et le plancher haut. Les dégâts apparaissent tard, sous forme d'auréoles en haut d'un mur ou de plâtre qui cloque, alors que l'infiltration dure depuis des mois.
Trois causes reviennent. L'accumulation de feuilles et de mousse, faute d'accès facile pour le nettoyage. La fatigue des soudures de zinc, qui travaillent à chaque dilatation. Et l'absence de trop-plein, ce percement de sécurité qui devrait renvoyer le surplus vers l'extérieur plutôt que vers l'intérieur.
La reprise d'un chéneau encaissé relève de l'infiltration complexe, 400 à 2 500 €/intervention, car elle suppose de déposer plusieurs rangs de couverture et parfois de reprendre la maçonnerie de l'acrotère. Deux techniques coexistent : la réfection complète en zinc soudé, durable et coûteuse, ou la pose d'une membrane d'étanchéité dans le fond de chéneau, plus rapide, moins chère, moins pérenne.
Deux réflexes limitent le risque : un nettoyage annuel obligatoire, et l'ajout d'un trop-plein en façade si le chéneau n'en comporte pas. Ce percement de quelques centimètres, souvent oublié, transforme une infiltration intérieure en simple coulure visible sur le mur extérieur.
L'entretien qui évite la réfection
Deux nettoyages par an suffisent dans la plupart des cas : l'un après la chute des feuilles, en novembre ou décembre, l'autre à la sortie de l'hiver, quand les mousses détachées par le gel sont descendues dans les chéneaux. Ce geste simple prévient la majorité des débordements.
Les crapaudines, ces grilles en pied de descente, retiennent les débris et empêchent le bouchage des canalisations enterrées. Elles se vident en deux minutes et coûtent quelques euros. Les protections de gouttière en continu, plus onéreuses, donnent des résultats inégaux selon la végétation environnante : elles bloquent les feuilles mais laissent passer les aiguilles de résineux, qui forment un feutrage.
Après un coup de vent, un tour du bâtiment permet de repérer une descente déboîtée ou un crochet arraché. Le littoral ligérien est concerné plusieurs fois par an, avec sept à huit journées de rafales au-delà de 80 km/h relevées en moyenne aux stations de Nantes et de La Roche-sur-Yon sur la période 2016-2025.
Dernier réflexe utile lors d'un démoussage : demander que les gouttières soient rincées à la fin de l'intervention. Le démoussage envoie des kilos de mousse dans les chéneaux, et une entreprise qui repart sans les vider vous laisse un débordement pour la première grosse pluie.
Questions fréquentes
Votre toit, chiffré par des couvreurs dans les Pays de la Loire
Trois questions sur la couverture, la surface et le délai, puis vos coordonnées. Plusieurs entreprises du département vous rappellent avec un chiffrage. Rien à payer, rien à signer.
Chiffrer ma toitureCe dossier appliqué à quelques communes
Les pages ville reprennent ces repères avec les prix ajustés, les entreprises du secteur et les données Insee locales.
Les autres dossiers du site
Sources et méthode
- Fourchettes de prix consolidées au 3 septembre 2026 à partir des barèmes publics de couvreurs zingueurs et d'agrégateurs de travaux, millésime 2026.
- Règles de dimensionnement des évacuations d'eaux pluviales : DTU 60.11 (calcul des sections selon la surface collectée et l'intensité pluviométrique).
- Pluviométrie et rafales : Météo-France, données climatologiques de base quotidiennes 2016-2025 (data.gouv.fr, Licence Ouverte 2.0).
- TVA applicable : article 279-0 bis du code général des impôts.
Dossier mis à jour le 4 septembre 2026 par la rédaction de Toitures Pays de la Loire. Les fourchettes de prix sont des ordres de grandeur régionaux, pas un devis : seul un couvreur qui monte sur le toit peut chiffrer votre chantier.